Objection Votre Honneur



Publi le mardi 05 février 2008


Mardi 05 février 2008

Réflexion sur la tentative de muselage par Pauline Marois

 

Un texte de René-Daniel Dubois dans La Presse du Samedi 2 février 2008, s’apparente étrangement à la réaction de la cheffe du PQ à la sortie publique de Bernard Landry, Jean-François Lisé et Joseph Facal. Sortie publique demandant un moratoire sur la réforme scolaire. Ce texte met en lumière que ce qui compte, c’est «Pauline cheffe», «Pauline au pouvoir», «Pauline Première Ministre» et «Pauline à l’histoire». D’ailleurs le mot Pauline pourrait tout aussi bien être remplacé par Bernard, Joseph, Jacques, Lucien, André ou Mario. Tous ont affirmé haut et fort que l’éducation était leur première priorité. Voyant le résultat aujourd’hui on comprend qu’ils parlaient de « leur première priorité secondaire». Bien sûr c’est nous qui les avons mal compris!

Ah! La communication!

 

Extraits du texte intitulé  « La menace nationaliste »

 

Le nationalisme n'est pas une idéologie, c'est une rhétorique. Le nationalisme n'a pas, pas du tout, pour but la préservation d'une culture populaire - ou d'une langue -, ni le bien-être des citoyens habitant une société donnée - ça, ce ne sont que ses prétextes. Ce qui intervient ici pour bloquer la réflexion, c'est la fausse idée que l'on se fait de ce que serait le nationalisme.

 

Le nationalisme, c'est une manière de maintenir sur la place publique une et une seule vision de ce que peut être la vie en commun: celle dans laquelle, par le recours à la notion de menace permanente, la population est sommée d'obéir à des élites qui, du fait de la gravité de la situation telle qu'elles la décrivent elles-mêmes puisqu'elles sont les seules à avoir le droit de parler, n'ont aucun compte sérieux à rendre. Le nationalisme, c'est le contraire de la démocratie: c'est opposer aux droits de l'homme le devoir d'assurer la survie de l'ensemble dans des termes qu'il est interdit de discuter.


Parce que, se définissant lui-même comme étant essentiellement «défensif», il a nécessairement besoin pour se maintenir que la menace perdure et même, à l'occasion, s'amplifie. C'est la condition essentielle à son règne. Le nationalisme ne peut pas constituer une manière de résoudre les problèmes, il est par nature une manière de s'assurer qu'ils ne le seront jamais, réglés parce qu'autrement sa raison d'être disparaîtrait... et que, du même coup, les élites qui l'ont promu et en ont tiré profit des générations durant.

 

Le nationalisme n'a qu'un seul but, perdurer, et les problèmes dont il entretient lui-même l'existence constituent la justification de son règne. Ça s'appelle une boucle de rétroaction. Et ça mène droit à la nécessité qu'il y ait sur la place publique de moins en moins de sujets susceptibles d'avoir quelque importance que ce soit comparés à lui, puisque n'importe lequel risquerait fort d'affaiblir ce qu'il s'agit justement de préserver à tout prix: l'incritiquable pouvoir des élites.

Le nationalisme au pouvoir n’est rien d’autre qu’une drogue qui provoque une phénoménale accoutumance menant à la mort par asphyxie du cerveau. En échange il procure au passage de formidable «power-trip».

 

Le nationalisme c’est  la capacité de faire défiler sur un claquement de doigt, un quart de millions de personnes sur la rue Sherbrooke, en faveur d’un quelconque accord politique, que pas un seul de ces 250 000 sujet dociles n’a lu, et ce, à un moment où près de la moitié des garçons dans la ville même où se tient le défilé, ne terminent pas leurs études secondaires, et que pas un seul zouff  dans la «nation» ne dise un traitre de mot.    



2 Commentaires :

Commentaire crit le mercredi 06 février 2008 à 11:58:39 (lien)
L\'Avocat du Diable
Pas une hérésie mais la réalité pour qui à le moindrement de mémoire du cheminement Péquiste depuis 1976. Ils ont préféré brailler sans arrêt contre Ottawa plutôt que de démontrer leur capacité à faire mieux que les traditionnels gouvernements provinciaux. Les Péquistes ont été au pouvoir pendant 18 ans depuis 1976 et ils n’ont pas été foutus de régler un seul des grands problèmes de l’état soit les finances, les infrastructures de transport, la santé et l’éducation.

L’indépendance du Québec, commençons par le commencement : Oublions les référendums poker, une constitution de colonisé ou une citoyenneté monopoly. La première tâche sérieuse vers l’indépendance est d’apprendre aux enfants à devenir des êtres autonomes et indépendants d’esprit. Ce sera à eux de décider en 2030 du système politique qui leur conviendra alors.

Pour les générations actuelles, la médiocrité politique et le capitalisme sauvage sont moins pire et préférable à l'aventure extrème des rêveurs souverainistes.


Commentaire crit le mercredi 06 février 2008 à 09:45:00 (lien)
Accent Grave
J'adore cette idée de « priorité secondaire », Je m'en servirai au travail.

Quant au texte sur le nationalisme, c'est une hérésie, sans plus. Une tentative de discréditer ou de mépriser des gens sans avoir le courage de le faire directement.

Accent Grave


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Mardi 05 février 2008

ENCORE une raison de plus de se méfier de la culture du privé en santé

 

Dossier cartes de crédit: une sollicitation douteuse

Le Journal de Montréal

Credico Marketing, une entreprise montréalaise qui fait la promotion des cartes de crédit dans les magasins et les centres commerciaux, recourt à des pratiques agressives et douteuses, a constaté Le Journal de Montréal.

Deux journalistes ont travaillé comme représentantes pour Credico Marketing dans des magasins Canadian Tire. Ces heures passées derrière de petits kiosques ont permis de découvrir les dessous de la sollicitation pour les cartes de crédit.

Les demandes de crédit sont remplies à la vitesse de l’éclair, les différentes options ne sont pas expliquées et dans certains cas, des informations fausses y sont délibérément inscrites.

Des cases, laissées libres sur le coup, sont remplies par la suite, sans que le consommateur ne puisse vérifier l’exactitude des renseignements.

En outre, pour « accrocher » les clients, le mot « crédit » est évité, ce qui laisse croire que le produit offert n’est qu’une simple carte de points.

Ces pratiques sont d’autant plus troublantes que les Québécois sont de plus en plus endettés, déplore Option Consommateurs.

Enquête interne
En apprenant les résultats de notre enquête, Credico Marketing s’est dite surprise et a affirmé qu’elle allait ouvrir une enquête interne sur ces pratiques.

Credico Marketing est un sous-traitant d’institutions financières comme la Banque de Montréal et la Banque Canadian Tire. Desjardins, la Banque Royale, la CIBC et Rona ont déjà eu recours à ses services il y a quelques années.

La sollicitation s’effectue dans les magasins, les centres commerciaux, les écoles et lors d’événements sportifs.

Deviner les revenus
Au cours de leur courte formation, les représentantes du Journal ont appris les consignes de base.

L’un des formateurs a martelé qu’il ne fallait pas indisposer et rendre méfiants les clients en leur demandant leur revenu annuel. Il a donc insisté pour que les salaires soient devinés. « Ça dépend de toi. Il faut juste que tu visualises la personne. Ça paraît dans les yeux de quelqu’un. »

En outre, les employés de Credico Marketing doivent toujours indiquer que les gens travaillent à temps plein afin que les demandes de crédit ne soient pas rejetées par l’émetteur de la carte.

« Si la personne vient te voir et qu’elle dit qu’elle travaille à temps partiel, tu dis ok. Tu dis rien. Quand la personne a le dos tourné, tu coches temps plein », a insisté un superviseur en précisant qu’une demande indiquant « temps partiel » n’était pas rémunérée.

Options accordées par défaut
L’un des formateurs a aussi indiqué à notre journaliste qu’il fallait systématiquement « donner » aux gens une carte conjoint. Ce qui rapporte 50 ¢ de plus. Il suffit de demander le nom du conjoint, sans expliquer pourquoi, et de cocher ensuite la case appropriée.



2 Commentaires :

Commentaire crit le mardi 05 février 2008 à 17:39:46 (lien)
L\'Avocat du Diable
LA CULTURE DE LA CUPIDITÉ IRRESPONSABLE DU PRIVÉ! C'EST C'À LE RAPPORT.
Le commerce des reins qui a été mis à jour hier. Dr HORROR de l'Inde c'à vous sonne une cloche?

Voir le bulletin du 3 fev. intitulé: «Qui a peur du privé en santé»



Commentaire crit le mardi 05 février 2008 à 16:36:20 (lien)
Accent Grave
Je vois pas le rapport avec la médecine privée.

Accent Grave


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